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Bienvenue dans le monde merveilleux du néolibéralisme, ou comment apprendre à aimer la bombe
Il était une fois un système économique qui promettait monts et merveilles. Des marchés libres et efficaces qui allaient tout régler, comme par magie. Spoiler alert : ça n'a pas fonctionné. Mais le plus fascinant dans cette histoire, c'est qu'après l'effondrement spectaculaire de 2007-2008, nos brillants décideurs ont eu une révélation : “Vous savez quoi ? On n'a pas assez poussé le délire. Il nous faut ENCORE PLUS de marché libre !”
C'est un peu comme si, après avoir raté un gâteau en mettant trop de sel, on décidait d'en rajouter. Logique imparable.
Le business model de l'absurde
Parlons affaires. La guerre, c'est rentable. Très rentable. On mesure les destructions en rendement financier, le sang se paye en dollars, et tout le monde est content. Enfin, pas tout le monde. Pas ceux qui meurent, évidemment, mais eux n'ont pas voix au chapitre dans les conseils d'administration.
Le génie du système, c'est son marketing. On massacre au nom de la vie, on ment au nom de la vérité, on opacifie au nom de la transparence. George Orwell avait écrit un mode d'emploi satirique, mais visiblement certains l'ont pris pour un manuel de management.
L'Europe, ou l'art de la soumission anticipée
Observons maintenant un phénomène naturel fascinant : la prostration spontanée des dirigeants européens face aux diktats américains. C'est un ballet d'une grâce remarquable. Trump tweete, l'Europe s'agenouille. Pas pour leurs électeurs, bien sûr, mais pour leur roi Donald.
“Vous voulez qu'on achète plus d'armes ? Des F-35 ? Du pétrole ? Du gaz ? Tout de suite, Votre Majesté !”
On assiste à une caricature de démocratie jouée par des acteurs de troisième catégorie qui ont oublié leur texte et improvisent mal. Très mal.
Quand la gauche découvre les joies de la guerre
Ah, la gauche ! Celle qui historiquement s'opposait aux boucheries. Rappelez-vous Jean Jaurès en 1914, assassiné pour avoir dit non à la guerre. Aujourd'hui ? Des socialistes français qui poussent à la guerre avec enthousiasme. Glucksmann et compagnie ont visiblement raté quelques chapitres du manuel du progressisme.
On cherche la chair à canon, messieurs dames. Qui se porte volontaire ? Personne ? Ah, c'est gênant.
Le paradoxe technologique, ou pourquoi nous travaillons plus pour avoir moins
Voici une énigme moderne : la productivité augmente, la technologie progresse, et pourtant nous avons plus de pauvreté et de chômage. C'est mathématiquement impossible, et pourtant c'est notre réalité.
Logiquement, plus de productivité devrait signifier plus de temps libre pour philosopher, jouer de la flûte, naviguer sur son voilier, bref, profiter de la vie. Au lieu de cela, nous créons des drones tueurs toujours plus sophistiqués. Des missiles “intelligents” pour des décisions absurdes.
Imaginez un instant si toute cette ingéniosité, toutes ces ressources, étaient consacrées à améliorer la vie plutôt qu'à perfectionner la mort. Mais non, il y en a qui veulent toujours plus : plus de richesse, plus de terres, plus de pouvoir. Et tant pis pour l'équilibre.
Le système mafieux version légale
Appelons un chat un chat : nous vivons dans un système de racket organisé. Une structure verticale où quelques individus se proposent, tout simplement, de dominer le monde. Ce n'est pas une théorie du complot, c'est leur business plan, publié dans leurs rapports annuels.
La différence entre la mafia traditionnelle et celle-ci ? La mafia traditionnelle ne prétend pas le faire pour votre bien.
Et maintenant ?
La question qui reste : qu'allons-nous léguer aux générations futures ? Un système corrompu jusqu'à la moelle, des populations soumises à une dictature économique déguisée en démocratie ?
Il serait peut-être temps d'ouvrir les yeux et de dire : “Non. Ça ne va pas. Pas du tout, même.”
Parce que les moyens technologiques existent pour vivre mieux, en paix. Tous les outils sont là. Il ne manque qu'une chose : arrêter de laisser les pyromanes diriger la caserne de pompiers.
Cet article est publié sous licence CC-BY-SA, parce que même la critique du système mérite d'être libre et partageable.
